J'en ai marre. Trop trop marre.
Y'a des moments où tout va mal, et pourtant je ris comme une conne, je prends tout à la légère, un brin je-m'en-foutiste, je délire, je suis dans le présent et j'ai le sourire en continu (et la capacité d'exploser de rire juste en voyant certaines personnes -qui le prennent parfois mal, soit dit au passage, et auxquels j'adresse mes excuses, ça n'a rien à voir avec leur tronche, c'est juste mon arriération mentale avancée et ce n'est pas contagieux-).
Y'a d'autres moments où tout va bien, mais où il y a cette chose en moi qui m'empêche de sourire, de rire avec eux, qui me dévore de l'intérieur et transforme mon visage en ce masque glacé, figé. Ces moments où je rentre claquée, où je suis "full malheureuse", pour parler à la GDienne (cherchez pas à comprendre... Faut être ma sister pour me suivre quelque fois ^^), où je me sens près de rebasculer dans la dépression alors qu'il n'y a pas un seul nuage dans mon ciel, ou du moins, uniquement des nuages que je me crée moi-même, conne que je suis, alors que tout devrait aller pour le mieux je trouve le moyen d'être déprimée.
Et enfin y'a des moments comme aujourd'hui. Tout va mal, comme depuis pas mal de temps, mais je n'ai plus cette carapace autour de moi qui a la capacité de transformer mes larmes en rire, mes chagrins en blagues, à garder la face en maintenant l'illusion que tout va pour le mieux dans mes délires. Quelque chose a brisé le ballon d'euphorie sur lequel je flottais jusqu'alors, un petit truc de rien du tout, je ne suis même pas sûre de savoir ce que c'est mais en tout cas, ç'a été radical.
Poum, me revoilà de retour sur Terre, enfin je ne sais si c'est la Terre de tout le monde, mais ç'a été la mienne pendant un bon moment, pour ne pas dire depuis toujours ou pas loin, et je peux vous assurer que l'aterrissage est rude.
Déjà qu'en ce moment, j'ai envie de rien. Mais alors vraiment rien. Même sur l'ordi. IDCD, je l'adore, j'adore mon perso, tout, mais dès que j'y vais, j'ai l'irrésistible envie de cliquer sur la croix rouge et je n'arrive pas à RP plus de 3 misérables lignes. FF, je n'ose plus y mettre le bout du nez. GD... GD me fatigue, je me force, mais bon. Je n'ai aucun plaisir à venir, j'ai même envie de ne plus sacrifier mes soirées à ça mais en même temps ça me manque... Besoin de parler à mes bestounes du net. [Qui seront les seules à comprendre ce paragraphe d'ailleurs.]
Là, de retour du cher bahut de mon coeur, méga baisse de moral, plus que ça même, trou noir. Pour ne rien arranger, engueulade avec ma mère, ménage à faire, rangement... (Le rangement me démoralise à mort, comme si j'en avais besoin !). Y'a des moments, j'suis au bord des larmes, j'ai envie de hurler, de rage et de chagrin. Mais pourquoi je suis en colère comme ça ? Est-ce que j'ai vraiment des raisons d'être si triste ? Oui, bon, là peut-être, en cherchant bien, m'enfin bon...
J'aimerais pouvoir me raccrocher à quelque chose. Je méditais il y a un instant sur l'emmerdement d'être un Lundi. Mais au fond, qu'est-ce que ça change, Lundi ou Vendredi ? Puisque ce week-end sera comme tous les autres, horrible au point que j'attendrai le retour au bahut comme une quasi-bénédiction. Me raccrocher à quelque chose, me raccrocher à quelque chose... Mais je n'attends plus rien. Avant, je pensais aux Jeudis midi avec la bande des fofolles du CDI, ou au jeudi soir, Prison Break powaa (sisi j'vous jure), ou à de toutes petites choses : soirée raclette, repas lasagnes à la cantine, absence d'untel prof... Sans parler du fameux Samedi où je retrouve l'écurie et où j'oublie TOUT...
Seulement, c'est vraiment dur de se raccrocher à des trucs aussi minables TOUT LE TEMPS pour arriver à se lever le matin... Vient un moment où ça ne marche plus et ce moment c'est aujourd'hui.
Il me faudrait un but, rien que ça, juste un tout petit quelque chose qui me permette de faire le décompte des jours, d'endurer en me disant que dans quelques jours, j'aurais atteint mon objectif et ça me mettrait un minimum de baume au coeur.
Mais NON. J'ai MÊME PAS ça.
Bien que je ne soie pas particulièrement croyante, j'essaie de me dire que Dieu (ou appelez-le Allah ou comme vous voudrez, le destin si vous préférez, c'est du pareil au même d'façons...) ne place sur notre chemin que des obstacles que nous sommes capables de franchir. Ce qui ne tue pas nous rend plus forts... [size=8px]D'accord, la suite de ce vers c'est "Mais moi, je suis déjà mort", mais enfin on s'en fout là ><. Et chaque obstacle franchi nous 'améliore', enfin nous donne davantage de force, d'expérience, de tout ce que vous voudrez, pour mieux réussir à l'avenir, ne plus tomber dans les mêmes pièges et passer les obstacles suivants avec un peu plus de facilité. Ou bien, qu'Il nous fournit d'une manière ou d'une autre le moyen de puiser assez de force et de courage pour passer ces obstacles en apparence infranchissables.
En l'appliquant à mon cas, je me persuade qu'Il ne m'envoie que des obstacles que j'ai assez de force pour supporter, et même écraser.
J'sais, ça fait un peu fanatique sur les bords mais enfin, c'est une hypothèse comme les autres naon ? En tout cas ça rend courage, d'une manière ou d'une autre... Pas beaucoup j'avoue m'enfin hiin !
Voilà... Je me doute que cet article est peut-être plus long et surtout plus ennuyeux que d'habitude (et siii c'est possible, la preuve ! pff...), mais enfin pour ceux qui auront eu le courage de le lire, et bien euh rien. J'avais ça sur le coeur, puisque cet endroit est le seul où je peux tout déballer, puisque seuls l'encre et le papier savent s'exprimer pour moi, puisque mon ordi est manifestement le seul qui daigne m'écouter, et bien voilà, je crache le morceau, et j'en ai rien à foutre de ce que vous pourrez en penser. Point.
Me suis même pas relue, j'veux ni écrire en bon français ni en bonne orthographe, j'veux juste Oublier et que les mots écrits s'effacent de mon âme.
Enfin, le vide.